Eclosia ou l’Ecosse des légendes

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Titre : Eclosia ou l’Ecosse des légendes

Auteur : Nathalie Bagadey

Éditeur : Autoédité 

Année de publication : 2014

Nombre de pages : 248

Genre : Voyage, Fantasy

Prix : 18€

 

Résumé : C’est pour y donner sa toute première conférence en économie du tourisme que Clo se rend en Écosse. Mais elle se retrouve très vite bien loin de l’Université d’Édimbourg… Son chauffeur, le séduisant Ian MacLeod, l’embarque en effet dans un périple inattendu au cours duquel toutes ses certitudes vont basculer. Tandis que le cœur de la jeune femme succombe progressivement au charme envoûtant du pays (et de son guide), son esprit, lui, est en plein tumulte car à chaque étape une nouvelle interrogation se pose à elle : pourquoi lui arrive-t-il tout à coup autant d’évènements étranges ? D’où sortent tous ces êtres fantastiques qu’elle trouve sur son chemin ? Pourra-t-elle concilier la vie moderne qu’elle s’est choisie avec des attentes d’un autre âge ? Suivez Clorinde sur les routes écossaises et vivez ses rencontres improbables avec des créatures issues des plus anciennes légendes celtiques… Et s’il suffisait d’y croire ?

Critique : Après une longue (très longue) panne de lecture, je me suis enfin replongée dans un bouquin. Je vous présente celui qui m’a redonner l’envie de lire : Eclosia ou l’Ecosse des légendes !

Mais pourquoi celui-là plutôt qu’un autre me direz-vous… Tu en as tellement dans ta PAL… Et bien tout d’abord son titre, « l’Ecosse des légendes »… Découvrir le folklore écossais dans un roman de voyage rien de tel pour me motiver ! Ensuite, la taille, environ 250 pages c’est parfait ! Bref, je pourrais citer d’autres points comme la couverture, qui inspire du mystère, une envie d’évasion… Mais je vais m’arrêter là et parler de l’histoire et de mon ressenti.

Donc, on suit la vie de Clorinde, une jeune étudiante qui prépare une thèse sur l’économie du tourisme.  Elle se rend en Écosse, pour donner une conférence. Mais dès son arrivée sur le sol des Highlanders, les choses ne se passent pas comme prévus. Elle est attendue par Ian, un bel écossais qui lui informe que la date de sa conférence est reportée de 5 jours.

Il faut savoir que Clo, pour les intimes, est très rationnelle et n’aime pas les imprévus. Elle a la tête sur les épaules et sa seule fantasie (qu’elle cache très bien) est sa passion pour les romans de fantastique. Si bien que lorsque le jeune homme lui propose de faire un tour du pays elle ne sait pas quoi répondre. Cependant, après quelques minutes de réflexion, elle finit par accepter. Et la voilà partie pour ce voyage, avec ce mystérieux inconnu qui est un spécialiste des petits être féériques.

Leur début de relation est très houleux. Clorinde a du mal à prendre au sérieux le domaine de recherche de Ian. Elle le prend presque pour un illuminé tellement celui-ci est passionné par l’imaginaire et les mythes de son pays. Mais également, elle ressent une certaine attirance pour lui, peut-être est ce du à son caractère mystérieux ? Toujours est-il que ce bel écossais ne l’a laisse pas indifférente…

Mon ressenti sur ce roman est partagé. Il y a de très, très bonne idées à commencer par le sujet. Avec Clo on est transporté dans une Ecosse que l’on n’a pas l’habitude de voir ; celle des légendes. Le mélange de genre entre récit de voyage, encyclopédie romance et fantasy est très bien dosé. J’ai très bien apprécié les petites citations en début de chapitre sur les créatures. Elles annoncent ce que va rencontrer nos personnages. La romance entre nos deux personnages est très douce et vraiment mignonne. On rêve de tomber sur un bel écossais, protecteur, gentil (mais pas trop).

Par contre, je me suis sentie très frustrée en refermant le livre. L’histoire est trop courte à mon goût ! Beaucoup de questions restent en suspens ! Comme par exemple que devient la banshee qui les poursuit ? Les personnages secondaires sont trop peu décrit. Ils sont trop en retrait et trop superficiels à mon goût. Il manque un soupçon de quelque chose.

Enfin j’ai trouvé que Clorinde accepte facilement et rapidement sa « nouvelle condition ». Elle qui nous ai décrit comme une personne cartésienne, il aurait été nécessaire qu’elle hésite beaucoup plus et se pose beaucoup plus de questions.

En conclusion, même si il manque quelques pages à ce roman, il en quand même réussi à me captiver et a me faire rêver d’une Écosse pleine de petits êtres (plus ou moins amicaux d’ailleurs). J’éprouvais déjà l’envie de voyager dans les terres des Highlands, j’en ai encore plus envie à la fin de ma lecture.

 

9Note 4_5

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Les héritiers

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Titre de la série : Les outrepasseurs

Titre : Les héritiers

Numéro du tome : 1

Auteur : Cindy Van Wilder

Éditeur : Gulf Stream

Année de publication : 2014

Nombre de pages : 347

Genre : Fantasy

Prix : 18

 

Résumé : Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout.

Critique : J’ai beaucoup entendu parler de la série des Outrepasseurs déjà de par son sucés mais ensuite parce qu’elle a beaucoup de choses qui devraient me plaire.

C’est l’histoire de Peter qui en rentrant chez lui va se faire attaquer par des sortes de gros chiens. Un renard va alors venir l’aider et une fois le combat terminé le renard va alors se métamorphoser en sa mère. Elle lui promet alors que de nombreux secrets familiaux lui seront révélés le soir-même à Lion House, la maison d’une certaine personne se nommant Noble. Il va alors rencontrer quelques familles ayant elles aussi le pouvoir de se transformer en un animal et appartenant à une étrange société secrète. S’il veut en faire partie aussi il va devoir comprendre et découvrir l’héritage de ses pairs.

En commençant ma lecture je ne m’attendais réellement pas à ça. Toute la mythologie qui nous est expliqué dans ce premier roman est tout simplement captivante. Je n’ai pas pu m’arrêter de lire (et j’ai aussi, au passage, enchainé dans la même après-midi avec le tome 2). La lecture se fait facilement, les pages se tournent souvent avec beaucoup de fébrilité et on ne sait jamais à quoi s’attendre.

Peter est un personnage très intéressant car vraiment complexe. Il aspire à une vie toute simple mais n’est pas contre être une personne exceptionnelle. Il passe son temps à remettre en question les vérités qu’on lui assène et ne sait pas vraiment qui est le camp des gentils et celui des méchants mais surtout il n’est pas sur du clan auquel il appartient. C’est aussi un personnage têtu, fier et loyal.

Je ne peux que recommander cette lecture tant elle est captivante et intéressante. Et je pense que malgré tous les résumés que vous allez lire, vous serez toujours au final surpris de là où nous emmène Cindy Van Wilder.

 

11Note 5_5

Soeurs sorcières livre 3

Soeurs sorcières

 

Titre de la série : Sœurs sorcières

Titre : Sœurs sorcières livre 3

Numéro du tome : 3

Auteur : Jessica Spotswood

Éditeur : Nathan

Année de publication : 2015

Nombre de pages : 438

Genre : Fantasy

Prix : 15.9

 

 

Résumé : Cate et Maura, les deux sœurs aînées, ne se comprennent plus. Maura semble désormais prête à tout pour que les sorcières accèdent au pouvoir. Même à commettre les plus viles atrocités. Cate en est horrifiée et, par-dessus tout, elle ne lui pardonne pas d’avoir effacé la mémoire de Finn, son grand amour. Même Tess, submergée par des visions funestes, ne semble plus en mesure de les réconcilier. Les deux sœurs doivent faire des choix radicaux, quitte à s’opposer l’une à l’autre… et à risquer de voir la prophétie – selon laquelle une sœur mourra de la main d’une autre – se réaliser ?

Critique : Nous revoilà enfin avec le dernier volume de cette saga que j’avais beaucoup aimé (vous pouvez retrouver ma chronique du tome 1 ici et celle du tome 2 ici).

Nous reprenons notre aventure avec nos trois sœurs tout juste après que Maura ait effacé la mémoire de Finn sur sa relation amoureuse avec Cate. Cette dernière trahison plonge Cate dans une colère noire et même Tess ne peut plus rien faire pour apaiser les tensions qui règnent entre ses deux grandes sœurs. Inez va en plus rajouter de l’huile sur le feu en évinçant Cate et Tess pour prendre la succession de Cora à la tête des sorcières.

J’avais hâte de lire la fin de cette trilogie dont la fin du tome 2 m’avait causé beaucoup de stress et de bouffées de colère. Le style de l’auteure est toujours agréable à lire. C’est simple, aéré et elle arrive vraiment à nous emporter dans son univers et parmi ses héroïnes.

Au niveau des personnages, Maura me donne toujours envie de la frapper. Je comprends pas comment on peut être aussi bête comme ses pieds et égoïste. Même si certains épisodes tentent de nous la montrer sous un autre jour je ne peux me dire que c’est sa bêtise qui va causer tant de mal. Pour Cate, j’ai un peu de mal avec ce personnage. Elle veut trop jouer à la fille parfaite au point d’en devenir agaçante. J’ai vraiment du mal avec les personnages qui présentent toujours bien, je les trouve beaucoup trop lisses. Je me dis que si l’auteure écrit une suite genre « 50 ans après » Cate serait toujours la même, elle n’aurait pas évolué. Vous l’aurez compris, ma petite chouchoute depuis le début de cette saga c’est Tess. Malgré sa jeunesse et sa fragilité, elle me touche beaucoup. Elle va prendre de plus en plus d’importance dans l’histoire et j’adore ça. On sent qu’elle a l’âme d’une battante mais qu’elle n’était pas prête à ça à son âge. On retrouve aussi bon nombre de personnages secondaires mais qui sont bien trop vite survolés.

Malgré la qualité de ce tome-ci, j’ai nettement préféré le tome 2. Il y avait plus d’actions, les caractères des sœurs se révélaient vraiment. Là, nous avons beaucoup de moments d’émotion, de négociations mais très peu d’actions. La tension reste quand même à son comble durant tout le temps de la lecture. La fin est bouleversante, et j’aimerais beaucoup avoir une suite pour savoir ce qu’elles sont devenues, comment a évolué la société et la place des sorcières (et des femmes en général).

Malgré le fait que cette trilogie soit vraiment destinée à la jeunesse, je l’ai vraiment trouvé excellente à partir du tome 2. Elle ne va pas au plus simple, n’hésite pas à sacrifier certains personnages et peut se révéler vraiment très sombre. Je la recommande vraiment aux amoureux d’histoires de sorcellerie.

 

9Note 4_5

 

La septième face T1

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Titre de la série : La Sptième face

Titre du tome : Et la grande coasseuse créa le Cube

Auteur : Svetlana Kirilina

Éditeur : Champidents

Année de publication : 2015

Nombre de pages : 300

Genre : Fantasy, humoristique

Prix : 12€50

 

Résumé : Perdu au fin fond d’une galaxie, tourne un monde cubique. Oui, oui, parfaitement. Un immense Cube avec ses Faces, ses Arêtes et ses habitants qui vouent un culte à la Grande Coasseuse. Et dans ce monde étrange peuplé de mordantes à épines et de sauterelles à dents de sabre, le jeune Machin Schauze découvre que son oncle lui a légué un bien encombrant héritage…

Critique : Tout abords je tiens à remercier Svetlana pour m’avoir proposé l’envoi de ce roman. J’ai mis quelques temps à le lire et je m’en excuse, j’ai été pas mal occupée ces derniers temps… Sans plus attendre je vous livre mon avis sur cette lecture.

L’histoire se passe sur une planète cubique (ok ça annonce déjà la couleur). Dans ce monde on peut trouver des habitants qui adorent leur dieu (ou leur déesse ?!) : La Grande Coasseuse (WTF ?!), des plantes quelques peu étranges (mordantes à épines, arbres à pâquerettes…) mais aussi des sauterelles à dent de sabre, etc. Et parmi tout ce beau monde, on a notre héros : Machin Shauze ! Celui-ci est affublé d’une mission léguée par son défunt oncle : résoudre l’énigme de la face caché… Pour Machin c’est un véritable cauchemar, car il a une sainte horreur des plantes et de tout ce qui peut perturber sa tranquillité. De plus il doit faire équipe avec un personnage aussi fêlé que son oncle ! Bref notre héros n’a pas finit d’en voir de toutes les couleurs…

Dès les premières lignes, on ne peut que rire. Le duo de personnages qui est formé est tout simplement hilarant ! Entre un Machin peureux qui ignore tout du monde et un crapaud (Kras Poth) intrépide et qui sait énormément de choses ; il est impossible de s’ennuyer. On s’attache rapidement à notre cher Machin. Au départ on peut se demander : mais c’est quoi ce héros qui râle tout le temps et ce monde complètement farfelu ? Ou l’auteur veut en venir ? Mais très vite l’intrigue prend place et tout en continuant de rire on suit avec plaisir les aventures de Machin et Crapaud.

L’histoire est un peu longue à se mettre en place. On peut se demander  où l’auteure veut en venir et surtout l’univers n’est pas facile à comprendre : un cube avec ses faces qui constituent des sortes de pays. Finalement on arrive à se représenter ce monde, car l’auteure nous le décrit tout en laissant une part d’imaginaire.

Parlons un peu du style de l’écrivain. Si vous ne connaissez pas l’écriture de Svetlana Kirilina, il se peut que vous ayez du mal à entrer dans l’univers. Son style baigne complètement dans l’absurde ! Il m’est même arrivée de me demandé où elle allait chercher tout ça… C’est surement grâce à un charme de la Grande Coasseuse ou elle a été contaminé par la mousse qui pousse (référence à un autre de ses romans. Vous pouvez d’ailleurs retrouver ma critique ici). On rigole du début à la fin ! Mais attention ce n’est jamais trop lourd, on reste dans le délire bonne enfant et léger.

Bref, je vous conseille fortement son roman pour prendre une bouffée de fous rire. C’est léger, ça se lit facilement et surtout c’est original ! Et en plus ça sera une trilogie donc 3 fois plus de rire ! J’attends avec impatience la suite des aventures de Machin. La fin du premier tome laisse présager que le héros n’a pas finit d’en voir des vertes et des pas mûres ainsi que de se faire mordre les gambettes. A suivre…

 

9Note 4_5

Arena 13

Arena 13

Titre : Arena 13

Auteur : Joseph Delaney

Éditeur : Bayard jeunesse

Année de publication : 05/11/2015

Nombre de pages : 390

Genre : Fantasy

Prix : 15.9

 

 

Résumé : Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort… Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen… Son ambition?: combattre dans l’Arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l’infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie.

Critique : Bon étant une fan inconditionnelle de la saga l’épouvanteur de Joseph Delaney, je ne pouvais absolument pas passer à côté de sa toute dernière parution. Surtout quand on m’a précisé qu’il se lançait dans la dystopie.

Dans cette histoire, l’humanité s’est presque éteinte à cause de la technologie et de robots un peu trop intelligents. Les derniers humains se sont repliés dans le pays de Midgard, et une barrière infranchissable les protège du reste du monde. Et c’est là que notre jeune héros fait son entrée, Leif, voulant être formé afin de devenir un gladiateur. Et il ne veut bien sûr que combattre dans l’arène la plus dangereuse, celle où on joue vraiment sa vie, l’arène 13. Sa motivation ? La vengeance de sa famille qui a été détruite par le terrible Hob, un djinn maléfique, qui règne sur l’arène 13.

Bon le premier point positif de cette histoire c’est son originalité, je n’avais pas encore lu d‘histoires sur ces thèmes-là, et encore moins une dystopie. Cette dernière change vraiment du moule Hunger games et Divergent. Ensuite, elle est super bien écrite. On entre facilement dans l’histoire, le style est simple, fluide. Mais bon ce n’est pas vraiment surprenant de la part de l’auteur de la saga l’épouvanteur (oui, je l’aime d’amour).

Le personnage principal, Leif, est vraiment surprenant. Il est vindicatif, animé par la colère et la vengeance, têtu, intelligent, honnête et courageux. On s’attache facilement à lui car on le comprend et il est vraiment humain. Il pourrait être vous ou quelqu’un de votre famille, un ami.

Le seul point négatif de ce premier tome c’est qu’on ne sait pas grand-chose sur comment s’est déroulé la fin de l’humanité, comment s’est créé le pays de Midgard. J’ai beaucoup de questions qui restent en suspens, et vu le déroulement du tome 1 je n’ai pas l’impression que la priorité de l’auteur soit de répondre à ces interrogations-là. Pour lui, j’ai la sensation que le monde est créé, point on ne doit pas plus se poser de questions.

En définitive, je recommande énormément ce livre. Il est prenant, surprenant et dynamique. Et moi là j’ai juste hâte d’avoir la suite.

10Note 4.5_5

Witch song

Witch songTitre: Witch song         halloween

Auteur: Amber Argyle

Éditeur : Lumen

Année de publication: 2014

Nombre de pages: 457

Genre: fantasy, Young adult

Prix: 15

 

 

Résumé: Dans les profondeurs de la forêt, à l’abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu’elle est une sorcière, une des Gardiennes de la nature qui contrôlent les éléments par la force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l’abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule.
Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre Les Chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l’amener à bon port. La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s’éteindre ?

Critique Eilarock

Publié le 30 septembre 2015

Critique : Ce roman m’attirait depuis sa sortie. La couverture est juste magnifique, elle m’intriguait au plus haut point. Le résumé aussi d’ailleurs, il reste très mystérieux et donne vraiment envie… Malheureusement comme le dit le proverbe : l’habit ne fait pas forcément le moine…

En effet malgré une belle écriture, je n’ai pas succombé aux charmes de Brusenna et de ses aventures.  L’histoire m’a parut très plate voir même sans intérêt. Une centaine de pages écoulées et toujours rien de bien intéressant. Des petites interactions par-ci par-là mais rien qui donne envie de poursuivre la lecture. La méchante sorcière fait appel à de simples humains pour s’occuper de Brusenna. J’aurais préféré voir des créatures maléfiques ou des humains « modifiés ». Mais non de simples chasseurs (qui plus est pas très intelligents).

Concernant cette sorcière Espen, on ne sait quasiment rien de ses projets. Bon cela laisse du mystère mais quand même. Je me suis beaucoup posée la question de pourquoi kidnappe-t-elle toutes les sorcières ? Et puis on nous parle de ce personnage mais pendant environ toute la moitié du bouquin on ne la voit pas. Elle est seulement évoquée par deux trois personnages, je trouve cela dommage.

Le personnage de Brusenna est si naïve que cela en devient même affligeant. Elle fait confiance à n’importe qui, alors qu’elle sait très bien que bon nombre de personnes n’aiment pas les sorcières. De plus, elle n’utilise pas ses pouvoirs pour se défendre. Pire elle a besoin d’un protecteur… Je l’ai  vraiment trouvé niaise à plusieurs reprises.

Autre chose qui m’a dérangé, pourquoi la mère de Brusenna ne souhaite t’elle pas qu’elle devienne une sorcière ? Ok ça la protège contre Espen (et encore), mais elle reste très vulnérable par rapport aux habitants. Et c’est quoi cette mère qui abandonne son enfant sans défense ?

Bref je n’ai pas pu finir cette lecture qui pourtant me tentait bien. Certes le livre est destiné pour la jeunesse, mais je ne suis pas sure que j’aurais plus accroché à cet âge…

D’après des avis le tome 2 relève le niveau. Je tenterais peut être de m’y plonger, mais pour l’heure, je vais essayer de dénicher un roman plus plaisant.

 

4Note 1.5_5

Critique Missgourmande

Publié le 4 novembre 2014

Critique : Voici ma dernière lecture du HallowOctober et après ça en sera fini.

Bon déjà ce livre est juste magnifique. La couverture est superbe, et toute douce.

Ce roman nous relate l’histoire de Brusenna, une jeune sorcière qui vit avec sa mère recluses de la société. Sa mère est amenée à la quitter rapidement, et il se trouve qu’en fait elle est la dernière sorcière libre. Toutes les autres sont détenues par la sorcière noire, Espen. Elle décide donc de partir libérer les autres magiciennes.

L’auteure nous a crée un très bel univers, bien complet et nous donne les clefs pour le comprendre au fil de l’histoire. On pourrait lui reprocher tout de même de passer trop vite sur certains évènements, et de nous proposer des résolutions de problèmes beaucoup trop simples.

Brusenna représente le passage de l’adolescente à la jeune femme. Elle part de chez elle naïve, craintive et doutant d’elle-même et va évoluer en une jeune femme plus affirmée, se faisant confiance (bon pas tout le temps) et surtout courageuse. Bon alors après moi j’ai quand même des doutes sur une jeune fille qui part exterminer la dernière sorcière (qui au passage a vaincu tout le monde) en se doutant qu’il y a de fortes chances qu’elle y passe et elle a peur des insectes !!!

Autre point positif c’est que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Entre les combats, l’apprentissage de sorts, la chasse aux sorcières l’auteure ne nous laisse que peu de temps de répit.

L’originalité de ce roman tient à la façon dont découle la magie. Il n’y a pas de baguettes magiques, de mains possédant de terribles pouvoirs, il y a juste la voix et des chansons/poèmes.

Un bon roman à lire, qui malgré quelques facilités, est un plaisir à découvrir.

 8Note 3.5_5

La Griffe et le Sang

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Titre : La Griffe et le Sang

Auteur : François Larzem

Editeur : Le Pré aux Clercs (Pandore)

Année de publication : 2013

Nombre de pages : 308

Genre : fantasy

Prix : 16€

 

Résumé :« Cruauté et volupté entraînent l’ivresse du sang ».
Mina, jeune Tsigane au caractère trempé, trouve refuge avec sa mère dans une vallée des Carpates. Très vite, elles sont en proie aux tourments des villageois. Ils les obligent à porter un manteau à capuchon rouge, la marque d’infamie. Mais arrive un mercenaire vêtu de noir, à la beauté du loup qui décide de les protéger. Mina pense avoir trouvé la paix quand ses cauchemars commencent. Un chevalier à l’armure écarlate vient la visiter en songe : Vlad, jadis seigneur du pays, dont la réputation de cruauté le désignait comme Dracul, le fils du démon. Un lien les unit…

Critique : Pour commencer ce roman traînait depuis pas mal de temps dans ma PAL. Je repoussais toujours le moment de le prendre pour le découvrir. Je me suis enfin décidée à l’ouvrir et à plonger dans son univers. Je m’attendais à une énième copie de Twilight avec des vampires des loups garous, de l’amour… Bref un roman qui surfe sur le succès de cette série. Au final je fut très surprise par cette lecture.

L’histoire nous raconte l’exil de deux tziganes : Mina et sa mère. Elles fuient la ville qui les avait accueilli pendant longtemps car celle-ci est ravagée par les guerres. Elles décident de rejoindre la Transylvanie et les Carpates pour honorer la mémoire du père de Mina. Arrivées dans une vallée elles s’installent au bord du lac où elles espèrent vivre paisiblement. Bien évidement ça ne sera pas le cas, car certains villageois se méfient voir même méprisent ses « sorcières de manouches ». S’ajoute à cela des faits mystérieux qui aggravent le cas des deux femmes…

Mon envie de lire ce livre a vraiment grandit au fil de ma lecture. Plus l’histoire avançait plus je devenais addict. Pour tant ce livre n’a rien d’extraordinaire, je ne comprends même pas pourquoi je l’ai lu aussi rapidement (environ 4 jours, c’est un records pour moi !).

Le début du roman semble être totalement réel, si on met de côté les rêves très étranges de Mina. Il faut attendre, environ le milieu du livre pour avoir des éléments fantastiques et vraiment à la toute fin pour découvrir des créatures bien connu de la littérature fantasy. J’ai très apprécié le fait que certaines légendes ou contes prennent vie dans ce roman.

D’ailleurs les contes sont très présents dans ce roman. Ils sont revisités et mélangés ce qui donne un agréable méli-mélo qui passe bien. On a Le petit chaperon rouge, les trois petits cochons, Dracula et même les contes des milles et une nuit (à travers les récits du père de Mina et de Viorel). Certains sont même tellement bien intégrés à l’histoire que j’ai eu du mal à les reconnaître…

L’univers est très réaliste. L’auteur a souhaité nous montrer comment était traité les tziganes à cette époque (et ce n’est pas forcement tout rose). Nos deux héroïnes sont maltraitées, persécutées, attisent la colère et la convoitise. Franchement l’auteur n’y est pas allé de main morte ! Je trouve même que pour un roman destiné à la jeunesse il est assez violent par moment (j’en ai presque encore des frissons).

Quand aux personnages, ils sont assez attachants. Mina m’a beaucoup plut. C’est une jeune fille courageuse à qui il lui arrive des malheurs dont elle surmonte comme elle peut. Un grand mystère plane autour d’elle : ses rêves étranges, son passé qu’elle ne connaît pas… Bref tout un tas de choses que l’on apprend avec elle au fil de notre lecture. A contrario, sa mère m’a semblé beaucoup plus fragile et surtout très naïve. Viorel m’a beaucoup intrigué. C’est un personnage très mystérieux. A plusieurs reprise je me suis demandée pourquoi il agissait de la sorte, quel était son but ? (c’est à la toute fin que l’on en apprend plus sur lui).

Pour ce qui est de la fin on ne s’attend pas du tout à cela. L’auteur n’hésite vraiment pas à malmener voir même torturer ses personnages (presque aussi cruel que George R.R. Martin). On apprend également beaucoup de choses sur l’enfance de Mina. Face aux épreuves qu’elle traverse, Mina devient une vrai femme.

Je conseille ce roman aux amateurs de contes revisités. Ce n’est pas vraiment une réécriture de contes comme on a l’habitude d’en voir, mais vous verrez, vous ne serez pas déçu.

 

 

7Note 3_5