La Griffe et le Sang

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Titre : La Griffe et le Sang

Auteur : François Larzem

Editeur : Le Pré aux Clercs (Pandore)

Année de publication : 2013

Nombre de pages : 308

Genre : fantasy

Prix : 16€

 

Résumé :« Cruauté et volupté entraînent l’ivresse du sang ».
Mina, jeune Tsigane au caractère trempé, trouve refuge avec sa mère dans une vallée des Carpates. Très vite, elles sont en proie aux tourments des villageois. Ils les obligent à porter un manteau à capuchon rouge, la marque d’infamie. Mais arrive un mercenaire vêtu de noir, à la beauté du loup qui décide de les protéger. Mina pense avoir trouvé la paix quand ses cauchemars commencent. Un chevalier à l’armure écarlate vient la visiter en songe : Vlad, jadis seigneur du pays, dont la réputation de cruauté le désignait comme Dracul, le fils du démon. Un lien les unit…

Critique : Pour commencer ce roman traînait depuis pas mal de temps dans ma PAL. Je repoussais toujours le moment de le prendre pour le découvrir. Je me suis enfin décidée à l’ouvrir et à plonger dans son univers. Je m’attendais à une énième copie de Twilight avec des vampires des loups garous, de l’amour… Bref un roman qui surfe sur le succès de cette série. Au final je fut très surprise par cette lecture.

L’histoire nous raconte l’exil de deux tziganes : Mina et sa mère. Elles fuient la ville qui les avait accueilli pendant longtemps car celle-ci est ravagée par les guerres. Elles décident de rejoindre la Transylvanie et les Carpates pour honorer la mémoire du père de Mina. Arrivées dans une vallée elles s’installent au bord du lac où elles espèrent vivre paisiblement. Bien évidement ça ne sera pas le cas, car certains villageois se méfient voir même méprisent ses « sorcières de manouches ». S’ajoute à cela des faits mystérieux qui aggravent le cas des deux femmes…

Mon envie de lire ce livre a vraiment grandit au fil de ma lecture. Plus l’histoire avançait plus je devenais addict. Pour tant ce livre n’a rien d’extraordinaire, je ne comprends même pas pourquoi je l’ai lu aussi rapidement (environ 4 jours, c’est un records pour moi !).

Le début du roman semble être totalement réel, si on met de côté les rêves très étranges de Mina. Il faut attendre, environ le milieu du livre pour avoir des éléments fantastiques et vraiment à la toute fin pour découvrir des créatures bien connu de la littérature fantasy. J’ai très apprécié le fait que certaines légendes ou contes prennent vie dans ce roman.

D’ailleurs les contes sont très présents dans ce roman. Ils sont revisités et mélangés ce qui donne un agréable méli-mélo qui passe bien. On a Le petit chaperon rouge, les trois petits cochons, Dracula et même les contes des milles et une nuit (à travers les récits du père de Mina et de Viorel). Certains sont même tellement bien intégrés à l’histoire que j’ai eu du mal à les reconnaître…

L’univers est très réaliste. L’auteur a souhaité nous montrer comment était traité les tziganes à cette époque (et ce n’est pas forcement tout rose). Nos deux héroïnes sont maltraitées, persécutées, attisent la colère et la convoitise. Franchement l’auteur n’y est pas allé de main morte ! Je trouve même que pour un roman destiné à la jeunesse il est assez violent par moment (j’en ai presque encore des frissons).

Quand aux personnages, ils sont assez attachants. Mina m’a beaucoup plut. C’est une jeune fille courageuse à qui il lui arrive des malheurs dont elle surmonte comme elle peut. Un grand mystère plane autour d’elle : ses rêves étranges, son passé qu’elle ne connaît pas… Bref tout un tas de choses que l’on apprend avec elle au fil de notre lecture. A contrario, sa mère m’a semblé beaucoup plus fragile et surtout très naïve. Viorel m’a beaucoup intrigué. C’est un personnage très mystérieux. A plusieurs reprise je me suis demandée pourquoi il agissait de la sorte, quel était son but ? (c’est à la toute fin que l’on en apprend plus sur lui).

Pour ce qui est de la fin on ne s’attend pas du tout à cela. L’auteur n’hésite vraiment pas à malmener voir même torturer ses personnages (presque aussi cruel que George R.R. Martin). On apprend également beaucoup de choses sur l’enfance de Mina. Face aux épreuves qu’elle traverse, Mina devient une vrai femme.

Je conseille ce roman aux amateurs de contes revisités. Ce n’est pas vraiment une réécriture de contes comme on a l’habitude d’en voir, mais vous verrez, vous ne serez pas déçu.

 

 

7Note 3_5

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