Atlantia

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Titre : Atlantia

Auteur : Ally Condie

Éditeur : Gallimard

Année de publication : 2015

Nombre de pages : 330

Genre : Science-fiction

Prix : 16.5

 

 

 

Résumé : Depuis que la population a été divisée, une partie de l’humanité vit sous l’eau, dans la cité d’Atlantia, comme Rio et sa sœur jumelle, Bay. Tandis que les autres sont restés à la surface de la terre. Lorsqu’à l’heure du choix, le jour de ses dix-huit ans, Bay décide d’aller vivre En-Haut, Rio se sent trahie. Car c’est elle qui rêvait depuis toujours du sable et du ciel d’En-Haut. Mais un seul membre par famille est autorisé à partir. Pourquoi sa sœur l’a-t-elle abandonnée sans explication ? Tout en élaborant un plan pour la rejoindre, Rio se confronte au mystère qui entoure la mort de leur mère. Aidée par un garçon troublant, elle aura besoin de tout son courage et de sa persévérance pour découvrir les vérités qu’on lui cache. Sur elle-même, sa famille, mais aussi sur le beau monde d’Atlantia qui s’effrite, et les véritables dangers qui le mettent en péril…

Critique : Cela faisait un petit moment que ce livre m’intriguait car jusqu’ici je n’ai pas beaucoup lu de livres parlant de sirènes et de cités sous-marines.

Ce livre nous raconte l’histoire de deux sœurs jumelles, Rio et Bay, vivant toutes deux sous l’eau, dans la cité Atlantia. Le jour de leur dix-huit ans elles vont devoir choisir si elles veulent continuer à vivre à Atlantia ou remonter à la surface. Cependant, un seul enfant d’une fratrie est autorisé à remonter à la surface. Et à la grande surprise de Rio, Bay fait le choix d’aller vivre En-Haut. De cette façon elle lui vole son rêve de toujours. Rio, se sentant trahie et abandonnée va alors tout faire pour rejoindre sa sœur et pouvoir, elle-aussi vivre à la surface de la terre. Mais en se démenant pour s’échapper d’Atlantia, elle va alors découvrir de sombres secrets sur sa famille et sa cité.

Je ressors de cette lecture assez mitigée. L’histoire est très bien racontée, le style de l’auteure est plaisant à lire mais j’ai trouvé l’histoire assez incomplète.

Rio est une adolescente pleine de colère et de tristesse. Au début du roman, elle a du mal à aller de l’avant et n’est qu’une boule de chagrins. Puis petit à petit, elle va décider de se battre pour aller voir le soleil, trouver une explication à la désertion de sa sœur et au meurtre de sa mère. Elle est têtue, franche, intelligente, excentrique, courageuse et beaucoup trop impulsive. En fait, on s’attache facilement à elle tant on a envie qu’elle aille mieux et elle nous fait aussi beaucoup rire.

Cependant, le premier point négatif que j’ai trouvé c’est qu’à part Rio, tous les autres personnages sont très peu développés. On ne va nous les montrer que sous une ou deux facettes. Par exemple, Bay est décrite comme étant juste souriante, gentille et tolérante. En fait, beaucoup de choses sont peu développés dans cette histoire. On nous parle très peu de pourquoi et comment Atlantia a vu le jour (les explications fournies ne m’ont pas paru suffisantes), mais aussi de comment les sirènes sont arrivées dans la cité (là encore les réponses sont bien peu fournies).

Le roman en général est bien écrit, et on va dire que la moitié de l’histoire est bien racontée. On es plongé dans cette cité sous-marine avec ses mœurs étranges et plus les pages se tournent et plus on a envie de la découvrir, de l’explorer de fond en comble. Rio va vivre de nombreuses aventures, plus ou moins tristes, et on est vraiment porté par elle. Ce que j’ai particulièrement bien apprécié c’est que l’auteure va aborder des thèmes forts comme la religion, la foi, la famille et la tolérance. Il y a de nombreux messages cachés dans cette histoire. L’univers qu’Ally Condie a crée est vraiment génial et original. J’ai vraiment dévoré ce livre, je voulais absolument savoir comment ça allait se terminer. Seulement, la fin, comme beaucoup de choses dans ce roman, reste vraiment insuffisante. Elle m’a semblé trop facile et le livre se conclut alors que l’on a encore plein de questions.

Malgré une lecture très mitigée et incomplète je recommande ce livre, surtout pour de jeunes adolescents, tant l’histoire est inédite.

 

5Note 2_5

Patricia Lyfoung

On est reparti pour une présentation d’auteure (oui, je sais en ce moment je n’arrête pas ce format-là). Et aujourd’hui notre star du jour est Patricia Lyfoung, qui je pense est connu de la plupart de vous.

J’ai commencé comme vous tous par sa première et principale série qui est La rose écarlate. A la base, cette bande dessinée je l’ai découverte en cherchant un format de lecture sympathique pour des élèves de primaire. Je voulais aussi que l’idée choisie aborde de nombreux sujets intéressants et dont le professeur des écoles pourrait revenir dessus après. Et c’est comme ça que mon choix s’est porté sur La rose écarlate.

Cette saga se compose pour le moment de 11 tomes. Et elle est juste magnifique. Il n’y a qu’à voir les couvertures pour en juger. Toutes mes petites lectrices (et même plus grandes) en raffolent.

C’est l’histoire de Maud, une jeune femme vivant à Paris au XVIIIe siècle. Elle est révoltée et éprise de justice. Mais surtout elle est une immense fan d’un brigand qui se nomme le Renard. Se rendant compte qu’en tant que jeune demoiselle à marier à la cour du roi elle ne parviendra à rien, elle décide un jour de devenir à son tour une voleuse.

Premier point positif de cette série c’est que les histoires de cœur et de capes se mélangent avec brio. Mais cette série ce n’est pas que cela. Elle aborde d’importants thèmes comme l’histoire de la France au XVIIIe siècle, la position des femmes à cette époque-là, la justice, le féminisme et la vengeance.

Alors on n’hésite plus, on va vite lire cette bande dessinée pétillante et pleine de joie de vivre.

 

Suite à sa saga principale, l’auteure a voulu une sorte de suite que je qualifierai d’annexe. L’histoire de ces nouveaux tomes, qui sont actuellement au nombre de 4, tournent autour d’une mission principale. Les deux premiers volumes sont axés sur la mission du spectre de la bastille et les deux suivants sur la dame en rouge. Ils peuvent être donc lus séparément et n’ont rien à voir avec la série principale.

Ces tomes-là sont beaucoup plus tournés sur l’action et les combats. On va aussi en apprendre beaucoup plus sur les deux personnages principaux.

 

Enfin, Patricia Lyfoung a sorti une toute nouvelle saga qui s’appelle Un prince à croquer. L’histoire est celle du prince héritier Nicolas qui se retrouve forcé par sa mère à épouser une femme certes riche mais juste insupportable. Lui, qui ne rêvait que d’aventures et d’évasion, va saisir sa chance et fuguer. Il va à Paris pour commencer sa nouvelle vie et va rencontrer Margot, une jeune cuisinière, qui va le faire embaucher dans le restaurant où elle travaille.

Dans cette série, même si les dessins restent vraiment très beaux, il y a beaucoup moins d’action. Tout tourne autour de la romance. Les quatre tomes qui composent cette saga sont assez lents, et manque de dynamisme. Après cela reste tout mignon, tout frais et c’est quand même un vrai plaisir de lire cette bande dessinée.

 

8Note 3.5_5

Les carnets de Cerise T4

1507-1Titre de la série : Les carnets de Cerise

Titre du tome : La déesse sans visage

Nombre de tomes : 4

Auteur : Joris Chamblain

Illustrateur : Aurélie Neyret

Editeur : Soleil (Métamorphose)

Année de publication : 2016

Genre : Bande dessinée

Prix : 15€95

 

Résumé : L’heure des vacances a sonné ! La visite d’un étrange manoir annonce une nouvelle enquête : chaque pièce est une énigme, chaque objet est un indice. Mais il est des secrets plus anciens qui ne demandent qu’à être dévoilés. Qui est cette déesse sans visage qui trône dans une pièce secrète ? Où se cache la partie manquante de ce tableau ? Mais surtout, qui tire vraiment les ficelles de ce nouveau mystère ? Si Cerise ne résolvait pas l’énigme à temps, les conséquences pourraient être terribles…

Critique : Me revoilà dans le petit monde de Cerise. Je vous arrête tout de suite si vous n’avez pas lu les précédents tomes (ma critique du tome 1 et 2 ainsi que du tome 3).

Bon si vous lisez ces mots c’est que vous connaissez l’univers ou vous n’avez pas écouté mes recommandations ! Bref je vous aurai prévenu… Je rentre dans le vif du sujet.

Comme toujours on retrouve Cerise et ses amies qui ont grandit. C’est les vacances ! Pour l’occasion sa maman lui a prévu un séjour dans un manoir rempli de mystères… Cerise en a vraiment besoin car depuis quelques temps sa tête est remplie de soucis et son père lui manque beaucoup. L’enquête qu’elle doit résoudre commence très bien, Cerise se rapproche de sa mère. Elles s’amusent beaucoup jusqu’à ce que Cerise découvre que ce mystère est lié à une personne de son entourage. Avec l’aide de ses amis, elle va tout faire pour l’élucider avant qu’il ne soit trop tard…

J’ai été heureuse de retrouver Cerise dans cette nouvelle aventure. J’avais une légère crainte que l’intrigue soit comme la précédente, trop simpliste. Mais au final elle est intéressante à suivre et on se prend au jeu de savoir qui se cache derrière la déesse sans visage… L’énigme commence par un jeu organisé par la propriétaire d’un manoir. Tout est normal jusqu’à ce que Cerise découvre qu’il y a un lien avec une personne qu’elle connait très bien. En plus de la tristesse qu’elle traine et de ses problèmes, voilà qu’elle est mêlée à une histoire d’amour qui remonte à fort fort longtemps…

Cet album comparé aux précédents est beaucoup plus sombre. On retrouve une Cerise qui se pose beaucoup de questions, qui est triste et dont l’absence de son père la touche énormément. Cela montre que le personnage grandi et entre dans la période de l’adolescence. Pour accentuer davantage cette tristesse, Aurélie Neyret utilise des couleurs beaucoup plus ternes. Mais ses illustrations restent aussi magnifiques que dans les autres tomes et m’enchantent toujours autant.

Je conclurai cette critique en vous incitant toujours fortement à lire cette série car elle est toute mignonne. Elle est pleine de poésie et de douceur surtout grâce au talent d’illustratrice d’Aurélie Neyret. Je n’attends qu’une seule chose : un nouveau tome !

 

7Note 3_5

La liste de Noël des enfants

C’est bientôt Noël et vous n’avez pas forcément d’idées de cadeaux pour votre frère/sœur, votre maman/papa, vos enfants, ado, vos ami(e)s, etc. ? Pas de panique ! Missgourmande et Eilarock vous ont fait une petite sélection de romans/livres qui pourront vous dépanner :

Pour les touts petits :

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Un adorable album pour les enfants qui adorent les indiens et les belles histoires.

Du même auteur mais pour les plus petits, je vous conseille aussi Heyo le petit indien intrépide !

 L’étoile des forêts de Corbeau

 

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Vous connaissez le petit chaperon rouge, mais connaissez vous l’histoire du petit chaperon qui n’était pas rouge ? Celle-ci vous emmènera au coeur de la forêt et à la rencontre de ses habitants…

Le petit chaperon qui n’était pas rouge de Sandrine Beau

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Un petit album tout mignon apprendre à profiter de la vie, s’accepter comme on est.

 

Cerise griotte de Benjamin Lacombe

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Un album pour apprendre les couleurs tout en s’amusant ! Les enfants vont l’adorer ! Un voyage magique dans le monde de la couleur et de la matière, qui donne envie de créer et de s’amuser !
« Prends avec tes doigts un peu de bleu, et caresse le jaune. Ça va donner quoi ? »
« Et si tu frottes ces deux couleurs, ça fera quoi ? »

Couleurs de Hervé Tullet

 

Pour les un peu plus grands :

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Vous aimez les dragons ? Mais savez vous les dresser, parler le dragonais ? Cette série à l’origine des films Dragons est pour vous !

Harold le Viking était célèbre aux quatre coins du monde barbare. Nul n’ignorait sa capacité extraordinaire à contrôler les créatures les plus terrifiantes. On l’appelait avec respect « celui qui murmure à l’oreille des dragons ».

Harold et les Dragons de Cressida Cowell

 

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De l’action, des inventions mystérieuses, des pirates et une jeune fille étrange accompagnée d’un chat ailé : tous les ingrédients sont réunis pour découvrir une belle histoire à couper le souffle !

 

Le Soufflevent de Andoryss

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Des illustrations magnifiques, une ambiance toute douce cette BD est parfaite pour donner envie de lire et rêver pendant les fêtes de fin d’année.

 

Les carnets de Cerise de Joris Chamblain

 

Pour les ados :

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Steampunk, courses poursuite avec des robots, rébellion ce roman sera parfait pour un(e) ado qui rêve d’aventure !

 

Le secret de l’inventeur de Andrea Cremer

 

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Petite BD pleine de poésie, de douceur mais aussi de cruauté. Elle raconte l’histoire d’une petite fille qui s’aperçoit qu’elle grandit. Un conte qui s’inspire Grimm et d’Andersen qui plonge le lecteur dans une ambiance enchanté et onirique.

Eco de Guillaume Bianco

 

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Une aventure extraordinaire qui vous emmènera dans un monde féérique et enchanteur. Et attention, ce n’est pas que pour les enfants…

 

La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero

Et pour les adultes on vous donne rendez vous ici

 

Witch song

Witch songTitre: Witch song         halloween

Auteur: Amber Argyle

Éditeur : Lumen

Année de publication: 2014

Nombre de pages: 457

Genre: fantasy, Young adult

Prix: 15

 

 

Résumé: Dans les profondeurs de la forêt, à l’abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu’elle est une sorcière, une des Gardiennes de la nature qui contrôlent les éléments par la force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l’abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule.
Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre Les Chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l’amener à bon port. La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s’éteindre ?

Critique Eilarock

Publié le 30 septembre 2015

Critique : Ce roman m’attirait depuis sa sortie. La couverture est juste magnifique, elle m’intriguait au plus haut point. Le résumé aussi d’ailleurs, il reste très mystérieux et donne vraiment envie… Malheureusement comme le dit le proverbe : l’habit ne fait pas forcément le moine…

En effet malgré une belle écriture, je n’ai pas succombé aux charmes de Brusenna et de ses aventures.  L’histoire m’a parut très plate voir même sans intérêt. Une centaine de pages écoulées et toujours rien de bien intéressant. Des petites interactions par-ci par-là mais rien qui donne envie de poursuivre la lecture. La méchante sorcière fait appel à de simples humains pour s’occuper de Brusenna. J’aurais préféré voir des créatures maléfiques ou des humains « modifiés ». Mais non de simples chasseurs (qui plus est pas très intelligents).

Concernant cette sorcière Espen, on ne sait quasiment rien de ses projets. Bon cela laisse du mystère mais quand même. Je me suis beaucoup posée la question de pourquoi kidnappe-t-elle toutes les sorcières ? Et puis on nous parle de ce personnage mais pendant environ toute la moitié du bouquin on ne la voit pas. Elle est seulement évoquée par deux trois personnages, je trouve cela dommage.

Le personnage de Brusenna est si naïve que cela en devient même affligeant. Elle fait confiance à n’importe qui, alors qu’elle sait très bien que bon nombre de personnes n’aiment pas les sorcières. De plus, elle n’utilise pas ses pouvoirs pour se défendre. Pire elle a besoin d’un protecteur… Je l’ai  vraiment trouvé niaise à plusieurs reprises.

Autre chose qui m’a dérangé, pourquoi la mère de Brusenna ne souhaite t’elle pas qu’elle devienne une sorcière ? Ok ça la protège contre Espen (et encore), mais elle reste très vulnérable par rapport aux habitants. Et c’est quoi cette mère qui abandonne son enfant sans défense ?

Bref je n’ai pas pu finir cette lecture qui pourtant me tentait bien. Certes le livre est destiné pour la jeunesse, mais je ne suis pas sure que j’aurais plus accroché à cet âge…

D’après des avis le tome 2 relève le niveau. Je tenterais peut être de m’y plonger, mais pour l’heure, je vais essayer de dénicher un roman plus plaisant.

 

4Note 1.5_5

Critique Missgourmande

Publié le 4 novembre 2014

Critique : Voici ma dernière lecture du HallowOctober et après ça en sera fini.

Bon déjà ce livre est juste magnifique. La couverture est superbe, et toute douce.

Ce roman nous relate l’histoire de Brusenna, une jeune sorcière qui vit avec sa mère recluses de la société. Sa mère est amenée à la quitter rapidement, et il se trouve qu’en fait elle est la dernière sorcière libre. Toutes les autres sont détenues par la sorcière noire, Espen. Elle décide donc de partir libérer les autres magiciennes.

L’auteure nous a crée un très bel univers, bien complet et nous donne les clefs pour le comprendre au fil de l’histoire. On pourrait lui reprocher tout de même de passer trop vite sur certains évènements, et de nous proposer des résolutions de problèmes beaucoup trop simples.

Brusenna représente le passage de l’adolescente à la jeune femme. Elle part de chez elle naïve, craintive et doutant d’elle-même et va évoluer en une jeune femme plus affirmée, se faisant confiance (bon pas tout le temps) et surtout courageuse. Bon alors après moi j’ai quand même des doutes sur une jeune fille qui part exterminer la dernière sorcière (qui au passage a vaincu tout le monde) en se doutant qu’il y a de fortes chances qu’elle y passe et elle a peur des insectes !!!

Autre point positif c’est que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Entre les combats, l’apprentissage de sorts, la chasse aux sorcières l’auteure ne nous laisse que peu de temps de répit.

L’originalité de ce roman tient à la façon dont découle la magie. Il n’y a pas de baguettes magiques, de mains possédant de terribles pouvoirs, il y a juste la voix et des chansons/poèmes.

Un bon roman à lire, qui malgré quelques facilités, est un plaisir à découvrir.

 8Note 3.5_5

La Griffe et le Sang

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Titre : La Griffe et le Sang

Auteur : François Larzem

Editeur : Le Pré aux Clercs (Pandore)

Année de publication : 2013

Nombre de pages : 308

Genre : fantasy

Prix : 16€

 

Résumé :« Cruauté et volupté entraînent l’ivresse du sang ».
Mina, jeune Tsigane au caractère trempé, trouve refuge avec sa mère dans une vallée des Carpates. Très vite, elles sont en proie aux tourments des villageois. Ils les obligent à porter un manteau à capuchon rouge, la marque d’infamie. Mais arrive un mercenaire vêtu de noir, à la beauté du loup qui décide de les protéger. Mina pense avoir trouvé la paix quand ses cauchemars commencent. Un chevalier à l’armure écarlate vient la visiter en songe : Vlad, jadis seigneur du pays, dont la réputation de cruauté le désignait comme Dracul, le fils du démon. Un lien les unit…

Critique : Pour commencer ce roman traînait depuis pas mal de temps dans ma PAL. Je repoussais toujours le moment de le prendre pour le découvrir. Je me suis enfin décidée à l’ouvrir et à plonger dans son univers. Je m’attendais à une énième copie de Twilight avec des vampires des loups garous, de l’amour… Bref un roman qui surfe sur le succès de cette série. Au final je fut très surprise par cette lecture.

L’histoire nous raconte l’exil de deux tziganes : Mina et sa mère. Elles fuient la ville qui les avait accueilli pendant longtemps car celle-ci est ravagée par les guerres. Elles décident de rejoindre la Transylvanie et les Carpates pour honorer la mémoire du père de Mina. Arrivées dans une vallée elles s’installent au bord du lac où elles espèrent vivre paisiblement. Bien évidement ça ne sera pas le cas, car certains villageois se méfient voir même méprisent ses « sorcières de manouches ». S’ajoute à cela des faits mystérieux qui aggravent le cas des deux femmes…

Mon envie de lire ce livre a vraiment grandit au fil de ma lecture. Plus l’histoire avançait plus je devenais addict. Pour tant ce livre n’a rien d’extraordinaire, je ne comprends même pas pourquoi je l’ai lu aussi rapidement (environ 4 jours, c’est un records pour moi !).

Le début du roman semble être totalement réel, si on met de côté les rêves très étranges de Mina. Il faut attendre, environ le milieu du livre pour avoir des éléments fantastiques et vraiment à la toute fin pour découvrir des créatures bien connu de la littérature fantasy. J’ai très apprécié le fait que certaines légendes ou contes prennent vie dans ce roman.

D’ailleurs les contes sont très présents dans ce roman. Ils sont revisités et mélangés ce qui donne un agréable méli-mélo qui passe bien. On a Le petit chaperon rouge, les trois petits cochons, Dracula et même les contes des milles et une nuit (à travers les récits du père de Mina et de Viorel). Certains sont même tellement bien intégrés à l’histoire que j’ai eu du mal à les reconnaître…

L’univers est très réaliste. L’auteur a souhaité nous montrer comment était traité les tziganes à cette époque (et ce n’est pas forcement tout rose). Nos deux héroïnes sont maltraitées, persécutées, attisent la colère et la convoitise. Franchement l’auteur n’y est pas allé de main morte ! Je trouve même que pour un roman destiné à la jeunesse il est assez violent par moment (j’en ai presque encore des frissons).

Quand aux personnages, ils sont assez attachants. Mina m’a beaucoup plut. C’est une jeune fille courageuse à qui il lui arrive des malheurs dont elle surmonte comme elle peut. Un grand mystère plane autour d’elle : ses rêves étranges, son passé qu’elle ne connaît pas… Bref tout un tas de choses que l’on apprend avec elle au fil de notre lecture. A contrario, sa mère m’a semblé beaucoup plus fragile et surtout très naïve. Viorel m’a beaucoup intrigué. C’est un personnage très mystérieux. A plusieurs reprise je me suis demandée pourquoi il agissait de la sorte, quel était son but ? (c’est à la toute fin que l’on en apprend plus sur lui).

Pour ce qui est de la fin on ne s’attend pas du tout à cela. L’auteur n’hésite vraiment pas à malmener voir même torturer ses personnages (presque aussi cruel que George R.R. Martin). On apprend également beaucoup de choses sur l’enfance de Mina. Face aux épreuves qu’elle traverse, Mina devient une vrai femme.

Je conseille ce roman aux amateurs de contes revisités. Ce n’est pas vraiment une réécriture de contes comme on a l’habitude d’en voir, mais vous verrez, vous ne serez pas déçu.

 

 

7Note 3_5

Blanche-neige

Blanche neige

Titre : Blanche-neige

Auteur : Jacob Grimm

Illustrateur : Benjamin Lacombe

Éditeur : Milan

Année de publication : 2010

Nombre de pages : 40

Genre : Album ; Conte

Prix : 16.9

 

Résumé : « Miroir, miroir joli, qui est la plus belle dans tout le pays ? Ô ma reine, vous êtes très belle mais Blanche Neige est mille fois plus belle que vous.»À ces mots, la reine devint verte de jalousie. Désormais elle avait des haut-le-coeur dès qu’elle apercevait Blanche-Neige, tant elle la haïssait. Et l’envie et l’orgueil se développaient si fort dans son coeur qu’elle ne trouvait plus le repos, ni le jour ni la nuit.
Elle devait trouver un moyen de la faire disparaître…

Critique : Voici un conte que j’aime beaucoup et que je désirais vraiment avoir dans cette édition, et c’est chose faite.

L’histoire et le texte de Blanche-neige reste très classique, c’est le conte que nous avons tous entendu plus jeune et lu dans de nombreux livres et albums. Après cela reste vraiment appréciable de se replonger dans cette histoire et son ambiance, et se remémorer des détails que nous avions oublié.
Mais le plus de cet album c’est son illustrateur : Benjamin Lacombe. Il a fait un travail magnifique, mélangeant les couleurs froides avec brio et créant des dessins plein d’émotions et de mystères. Avec lui, nous n’avons pas droit aux dessins plein de couleurs chatoyantes et d’optimisme. Il nous montre à quel point cette histoire est sombre. C’est toute une ambiance qui prend vie sous nos yeux, et nous aide à nous immerger complètement dans ce conte. J’ai hâte de pouvoir lire et voir d’autres albums faits par lui tant je suis admirative de son travail.

En résumé un album magnifique pour les plus petits mais aussi pour les plus grands.

11Note 5_5