Jamais sans ma fille

Jamais sans ma fille

 

Titre : Jamais sans ma fille

Auteur : Betty Mahmoody

Éditeur : Pocket

Année de publication : 26/07/1999

Nombre de pages : 478

Genre : Témoignage; Autobiographie

Prix : 6.2

 

Résumé : 3 août 1984… Dans l’avion qui l’emmène à Téhéran avec son mari, d’origine iranienne, et sa fille, pour quinze jours de vacances, Betty a le sentiment d’avoir commis une erreur irréparable… Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe : « Tu ne quitteras jamais l’Iran ! Tu y resteras jusqu’à ta mort. » En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier. Elle n’a désormais qu’un objectif : rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques : ce monde incohérent où la femme n’existe pas. Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.

Critique : Je ne sais pas pour vous mais pour moi, parfois, j’ai comme l’impression que certains livres doivent être lus. Quand on voit leurs résumés, les thèmes qu’ils abordent et bien qu’importe qu’ils ne soient pas dans nos genres préférés on se lance dans leur lecture.

Jamais sans ma fille nous raconte l’histoire vraie de Betty Mahmoody, un livre-témoignage poignant, bouleversant et révoltant. Le 03 aout 1984, elle part avec sa fille Mahtob et son mari Moody découvrir le pays d’origine de ce dernier, l’Iran. Ses quinze jours de vacances dans la famille de Moody sont un véritable enfer. Les conditions de vie et d’hygiène sont méprisées, et elle est traitée comme une mois que rien. A la fin de ces quinze jours elle comprend alors le plan machiavélique de son mari, qui est de la garder elle et sa fille en Iran pour toujours. Sans argent, sans ses cartes d’identités et de passeports elle ne peut rien faire. Elle va alors guetter la moindre petite chance pour quitter ce pays avec sa fille car il est hors de question qu’elle l’abandonne en Iran, aux mains de son père.

Lorsque j’ai fini ma lecture j’ai été (et je le suis toujours) complétement admirative du caractère et du comportement de Betty. Cette femme a su se battre, être courageuse dans des conditions que personne ne saurait vivre. A aucun moment elle n’a abandonné le combat contre son mari, à aucun moment l’espoir ne l’a quitté de pouvoir rentrer dans son pays.

Elle a su retranscrire son histoire avec beaucoup de finesse et de détails. On imagine facilement les lieux, les couleurs et les odeurs. Mais on imagine aussi très bien la peur, la colère, la douleur, les humiliations et les coups. J’ai beaucoup de mal à faire cette chronique car au final comment puis-je critiquer (en bien ou mal) le témoignage d’une femme qui s’est battu pour sa vie et sa fille ? Comment faire une chronique sur un sujet si difficile et sensible ? Ce livre on en ressort différent, avec un autre point de vue sur l’Iran, la religion et le mariage.

Au final, je ne peux que vous recommandez ce livre. Il aborde un sujet profond, sensible, violent et très dur. Betty Mahmoody a su parfaitement nous narrer son histoire, et son témoignage est fait pour bouleverser notre société et nos mœurs.

11Note 5_5

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Orange is the new black

Orange is the new black

Titre: Orange is the new black

Auteur: Piper Kerman

Éditeur : Presses de la cité

Année de publication: 2014

Nombre de pages: 393

Genre: Autobiographie

Prix: 21

 

 

Résumé: Piper Kerman est une jeune femme comme tant d’autres : elle a un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de la jeune casse-cou qui avait livré une valise d’argent pour un trafiquant de drogues dix ans plus tôt. Mais le passé l’a rattrapée. Condamnée à quinze mois d’incarcération dans une prison pour femmes du Connecticut, la jeune cadre dynamique de bonne famille devient le matricule 11187-424.
Le choc est brutal. De sa première fouille corporelle à sa libération, Piper Kerman apprend à naviguer dans cet étrange univers aux codes absurdes et aux lois arbitraires. Elle rencontre des femmes issues de tous les milieux, qui la surprennent par leur générosité, leur humour et leur ouverture d’esprit. Déchirant, drôle et parfois rageant, le récit de Piper Kerman nous offre un témoignage rare et précieux sur le quotidien des détenues américaines.
Car c’est en grande partie pour elles que Piper a écrit ce livre : pour témoigner au nom de toutes celles qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer.

Critique: Je me suis laissée tenter par ce livre à cause de la série qui m’intriguait. Cela faisait un petit moment que j’hésitais à commencer cette nouvelle série, j’en avais entendu tellement parler et surtout en bien. Du coup quand j’ai vu ce livre dans ma librairie j’ai sauté sur l’occasion.

Ce roman, écrit à la première personne, est un peu le journal intime de Piper Kerman durant les quinze mois qu’elle va passer en prison. Au tout début du roman, on la rencontre alors qu’elle est toute jeune. Elle se pose plein de questions sur elle, sur l’existence et se sent très seule. La solitude n’étant pas bonne conseillère (et l’amour non plus) elle va commettre des erreurs, de grosses erreurs. Elle va croire pouvoir y échapper, et va se construire une nouvelle vie en occultant les crimes commis par le passé. Jusqu’au jour où ce passé la rattrape et la fasse mettre en prison. Elle va nous raconter ces quinze mois passés en prison. Les rencontres qu’elle y a faite, tous les sentiments qu’elle a éprouvé durant sa captivité et surtout comment cela l’a changé.

Ce que j’ai aimé découvrir c’est le monde carcéral. Ce n’est pas un univers que l’on découvre dès que l’on allume la télé ou qu’on lit un livre. Et je me suis rendue compte que l’idée que je m’en étais faite était fausse, pire elle était pleine de préjugés. Je m’étais attendue à un monde plein de violences, d’humiliations. Or, oui il y en a mais très peu. Presque toutes les prisonnières sont attentives aux autres, s’entraident. Il y a certes des règles à respecter qu’elles soient implicites ou explicites. Oui, la prison est un monde de femmes fortes mais parce qu’elles n’en ont pas le choix, c’est une obligation de survie. Le désespoir ne mène à rien. Mais cela ne veut pas dire que ces femmes n’ont pas de sentiments, ne pleurent pas. Et la chose principale que j’y ais découvert c’est la complicité. Ces femmes s’amusent entre elles, elles deviennent amies. Certaines mêmes entretiennent des relations de mère/fille.

Piper Kerman nous livre un témoignage bouleversant, fabuleux. Elle nous aide à ouvrir les yeux sur le monde carcéral. Elle se met à nue pour nous, et nous livre sans aucune pudeur ce qu’elle a ressenti, ce qu’elle a vécu. Je sais déjà que c’est un roman dont je me souviendrai longtemps. Je le recommande à tout le monde.

Par contre, j’ai du coup regardé un peu les résumés des premiers épisodes de la série et j’ai l’impression que ça n’a rien à voir, que là où il y avait très peu de conflits et de violences et qu’il y avait une grande complicité les producteurs de la série en ont fait l’inverse. Du coup, je pense que je ne m’y mettrai jamais.

9Note 4_5

Cléo et Sam

Cleo et Sam

Titre: Cléo et Sam

Auteur: Helen Brown

Éditeur : Pocket

Année de publication: 2013

Nombre de pages: 382

Genre: Autobiographie

Prix: 7.3

 

 

Résumé: « Le témoignage bouleversant d’une mère : comment un chaton, Cléo, va aider une famille à faire le deuil d’un petit garçon, Sam. Helen est mère de deux garçons, Sam et Rob. Sam, l’aîné, 10 ans, est passionné par les animaux. Quand la voisine Léna leur propose un chaton, Sam insiste auprès de ses parents pour l’adopter. Helen accepte que ses fils aillent voir les chats mais refuse catégoriquement qu’ils en prennent un à la maison.
Quelques mois plus tard, c’est le drame. Sam, qui a trouvé un pigeon blessé, veut le porter chez le vétérinaire. Sur le chemin, une voiture percute et tue le petit garçon. Rob, impuissant, assiste à la scène. Il ne s’en remettra jamais vraiment. La famille va réapprendre à vivre en accueillant, d’abord avec réticence, le petit chat qu’apporte Léna. Le petit chat de Sam, celui qu’il aurait pu avoir.
Une petite chatte en réalité, Cléo, qui va recevoir la tendresse que la famille avait pour Sam. »

Critique: Voici la petite lecture mignonne du mois, un superbe témoignage.

La famille Brown va perdre leur premier enfant, Sam, fauché par une voiture. Une de leurs voisines va leur donner une petite chatte, Cléo, qui va les aider à dépasser cette épreuve et à panser leurs blessures.

Ce qu’il faut bien se dire en commençant cette histoire c’est que ce roman est une histoire vraie, la maman nous livre un pan de sa vie avec tous les bonheurs et les drames qui l’ont accompagné.

Ce roman est poignant, attendrissant. On arrive vraiment à comprendre et à se mettre à la place de cette mère de famille. Elle doit surmonter le deuil de l’un de ses fils, et continuer à se battre pour sa famille et elle-même. La petite chatte qu’ils adopter va les y aider. Cléo, avec sa vitalité et ses bêtises leur réapprendra à sourire, à profiter de simples plaisirs de la vie et à se construire un futur. Toutes les personnes constituant cette famille sont adorables, on les accompagne dans leurs chagrins et leurs façons de s’en sortir.

Cette histoire est une vraie leçon de vie. Quand on referme ce roman, on a envie de prendre la vie du bon côté, de voir seulement le bon côté des choses. Les drames quotidiens nous semblent bien simples comparés à ce qu’à traverser cette famille.

Le style de l’auteure est facile à lire, prenant et on sent vraiment les émotions de cette famille. Il y a juste peut-être un peu trop de descriptions qui plombent la lecture.

Autre souci que j’ai eu c’est que je n’ai pas compris le titre. Car oui c’est Sam qui va souhaiter le plus un chaton et c’est grâce à lui que Cléo arrive dans cette famille. Mais l’histoire nous raconte surtout l’après Sam et comment Cléo est là pour ceux qui sont restés dans le malheur. Je n’ai du coup pas compris pourquoi le titre est « Cléo et Sam ».

Un témoignage émouvant et pour tous, et surtout pour ceux passionnés par les animaux et surtout les chats.

8Note 3.5_5

Tokyo Sisters : Dans l’intimité des femmes japonaises

Tokyo+sister

 

 

Titre : Tokyo sister : dans l’intimité des femmes japonaises

Auteurs : Raphaëlle Choël, Julie Rovéro-Carrez

Editeur : Autrement

Nombre de pages : 194

Année de publcation : 2010

Prix : 17€30

Genre : documentaire, témoignage

 

 

 

Résumé :Une femme en kimono monte un escalator, son portable vissé à l’oreille. Un couple endimanché donne la becquée à une peluche dans un restaurant chic. Une longue file de jeunes femmes attendent sagement leur tour dans une vente privée de luxe. Scènes ordinaires du Tokyo des années 2000. Une ville si loin de nos références occidentales, une culture que l’on juge souvent trop vite, faute d’en cerner la complexité.

Tombées sous son charme, Raphaëlle Choël et Julie Rovéro-Carrez tentent un décryptage, fruit de leur rencontre avec des centaines de Japonaises de 15 à 60 ans, mariées ou célibataires, femmes au foyer ou businesswomen, killeuses ou soumises. Tour à tour drôles, tendres, espiègles ou émouvantes, ces chroniques nous convient, autour d’une bière Asahi, au détour d’un bar à ongles ou d’un love hotel, à un véritable voyage de l’intérieur.

«Comme l’air que l’on respire, on doit être là tout en sachant se faire oublier», disent les Japonaises. Elles se livrent ici sans retenue, nous offrant des tranches de vie choisies, leurs vies, dans lesquelles nous nous glissons avec délice.

Critique : En fouinant sur le site Livraddict, je suis tombée sur ce livre. J’ai lu le résumé, et là ce fut tout de suite le coup de foudre ! En effet je suis très attirée par le Japon et le documentaire donne une vision originale de sa population. J’ai aussi voulu lire ce livre pour en apprendre plus sur ces femmes énigmatiques qui nourrissent les fantasmes de la femme asiatique aux longs cheveux noirs, timide et soumise.

Donc parlons un peu du contenu : il est écrit sous la forme de chroniques ce qui rend la lecture plus attractive et plus aisée. Les chroniques sont alimentées par les rencontres et les temoignages collectés par les auteures durant leur voyage. Tout les aspects de la vie quotidienne de la tokyoïte est retranscrit et passé au peigne fin dans ce recueil. L’accent est particulièrement mis sur le croisement entre tradition et modernité. C’est, selon les auteures, une des principales caractéristiques du Japon. Par exemple le port du kimono est encore très présent, mais cela n’empèche pas la tokoïte d’être à la pointe de la technologie.

Le passage sur les loisirs, en particulier sur le karaoké m’a beaucoup intrigué. J’ai du mal à m’imaginer des salles où il est possible de chanter tout en étant dans un jacuzzi. Et pas de panique si on a oublié son maillot de bain les bars à karaoké vous en prête un ! Adorant boire du thé, j’ai été fascinée par la description de la cérémonie du thé. La lenteur et la précision du geste pour plus de perfection me semble tellement iréel. Etant une gourmande et une aventurière de la cuisine, les descriptions de certains plats m’ont juste fait saliver. Après ce passage je n’ai pu résister ; le lendemain je me suis commandée un plateau de sushi. Egalement, j’ai été surprise par temps d’organisation. Au Japon tout est réglé : le shopping, la crèche, la circulation… Et attention si vous arrivez à un rendez vous (même entre copines) en retard d’une minute, c’est très mal vu. On s’inquiète déjà pour vous. On est bien loin de notre quart d’heure de retard français. En résumé cette lecture m’a encore plus donné envie d’aller au Japon !

Cependant, j’ai trouvé que ce documentaire avait deux petits défauts. Les sources sont trop peu citées à mon goût. C’est sur, ce n’est pas un guide de voyage, ou le « guide du routard », mais de temps en temps une petite citation  ça aurait pu être sympa. L’autre point négatif est qu’il commence à dater, des choses ont peut être changé… Mais bon ça on y peut rien

Passé ces deux détails, cette lecture fut très agréable, enrichissante et vivante. Le format que les auteures ont choisi est vraiment adapté au sujet. J’ai passé un très bon moment à lire les confidences rares de toutes ces femmes. Ce livre n’est pas une analyse sociologique pointue, mais plutôt un recueil de conversations entre femmes de différentes origines. Je le conseille à toutes les femmes et à tous les hommes qui sont curieux d’en savoir plus sur la culture japonaise.

 

9Note 4_5

La guerre invisible

La guerre invisible

 

Titre: La guerre invisible

Auteurs: Leila Minano et Julia Pascual

Éditeur : Coédition Les Arènes/Causette

Année de publication: 2014

Nombre de pages: 301

Genre: Documentaire

Prix: 19.8

 

Résumé:  » Une enquête inédite au sein des armées de Terre, d’Air et de Mer, dans la Gendarmerie et jusqu’en opération extérieure au Mali. L’armée française est la plus féminisée d’Europe, avec 15 % de femmes sur ses 230 000 engagés. La fin du service militaire en 1996 a bouleversé son recrutement. Mais on ne change pas les mentalités du jour au lendemain. Dans ce monde clos et viril, des soldates endurent en silence des violences sexuelles, verbales ou physiques.
En caserne, brigade ou opérations extérieures (Afghanistan, Mali, Centrafrique), les femmes de l’armée française sont trop souvent vécues comme des intruses et parfois traitées comme des objets sexuels. Dans les pays scandinaves, en Israël, en Australie ou aux Etats-Unis, ce problème a été traité vigoureusement. « Une femme dans l’armée américaine a plus de risques de se faire violer que de tomber sous le feu de l’ennemi », dénonçait ainsi un rapport interne, en Irak en 2004.
En France, le tabou demeure, et les forces armées préfèrent occulter le problème. Pour la première fois, au terme d’une enquête rigoureuse et soigneusement étayée, ce livre dévoile le traitement réservé aux soldates et l’ostracisme dont elles sont victimes quand elles osent affronter l’omerta. « 

Critique: Parlons un petit peu de ce livre que j’avais hâte de lire depuis le temps que les medias en parlaient.

Alors cette lecture était un peu particulière, et c’est pour ça que je ne vais pas mettre de note à ce documentaire. J’ai lu ce livre pour en savoir plus sur un sujet où il n’y avait rien ou très peu de choses (que je qualifierai de mensonges). Je n’ai pas ouvert ce document pour juger d’une enquête, ou d’un style mais pour en savoir plus, avoir des réponses. Et pour des réponses, il y en a. Ce livre est une grande claque dans la gueule. Et quand je vois derrière le peu de réactions du gouvernement je me dis que soit ils jouent la politique de l’autruche soit ils s’en moquent.

Pour préciser ce documentaire est divisé en plusieurs grands chapitres. Dans lesquels à chaque fois vous retrouverez des témoignages d’hommes et de femmes, des chiffres, des résultats d’enquête dans d’autres pays, des spécialistes qui viendront donner leur avis, et surtout ce qu’a fait le gouvernement français à chaque fois.

Je conseille de lire ce livre, pas comme une lecture avant d’aller se coucher, mais vraiment pour en savoir plus sur nos armées françaises et comment les femmes sont représentées, traitées dans cette institution.