Kinderzimmer

kinderzimmer

Titre : Kinderzimmer

Auteur : Valentine Goby

Éditeur : Actes sud

Année de publication : 2013

Nombre de pages : 224

Genre : Contemporain : Historique

Prix : 7.8

 

 

Résumé : En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille détenues. Dans les baraquements, chaque femme doit trouver l’énergie de survivre, au plus profond d’elle-même, puiser quotidiennement la force d’imaginer demain. Quand elle arrive là, Mila a vingt ans. Elle est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, si elle porte une vie ou sa propre condamnation à mort. Sur ce lieu de destruction, comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres.

Critique : Je me suis lancée dans cette lecture grâce au book club organisé sur Livraddict autour du sujet « Femmes fortes ou au destin particulier ».

Ce livre va nous raconter l’historie de la déportation d’une femme Mila accompagnée de sa cousine Lisette au camp de Ravensbrück en 1944. Ces deux femmes sont emmenées de force dans ce camp car elles ont aidé les résistants. Et dans toute cette horreur Mila est en plein doute, elle pense être enceinte mais n’a pas reçu d’éducation sexuelle et du corps féminin pour en être sure. Elle va décider alors d’ignorer le problème et tenter de survivre dans cet enfer. Elles sont très peu nourries et hydratées, dorment peu, travaillent énormément et surtout vivent des conditions inimaginables, entassées les unes sur les autres. Très vite des maladies se propagent. Mais jusqu’au bout Mila va tenir, jusqu’au jour où elle va accoucher d’un petit garçon et va découvrir la kinderzimmer, une pièce où les bébés sont gardés mais où ils n’échappent pas à l’horreur ambiante.

Ce roman est ma toute première lecture sur le thème des camps de concentration. Déjà de une parce que je préfère les sujets plus légers, et ensuite de deux parce que ce n’est pas une époque historique qui m’intéresse beaucoup.

Lorsque j’ai commencé à lire ce livre j’ai eu énormément de mal avec le style de l’auteure. Les phrases étaient hachées, je ne les comprenais pas toutes. Je me suis dis que Valentine Goby avait voulu refléter dans sa façon d’écrire la folie qui pouvait nous gagner dans ce genre d’endroits. Cependant cela a eut un effet repoussant pour moi et j’ai vraiment eu envie d’abandonner ce livre. Mais le challenge du book club et la petitesse de ce livre m’ont poussé à le finir. Et j’ai bien fais.

Plus on avance dans le livre plus le style change et s’améliore pour très vite devenir un style lambda, simple. Et puis on a tellement envie de finir ce livre pour savoir si Mila et son petit garçon vont réussir à s’en sortir. Les détails du camp, des conditions de vie et l’avancée des Alliés sont très bien représentés. On sent que l’auteure connait son sujet sur le bout des doigts et a su très bien l’expliquer et nous le faire vivre. Le seul petit point négatif c’est que j’attendais d’en savoir plus sur cette kinderzimmer et sur ces femmes qui accouchaient en camp de concentration.
Quand Mila arrive au camp elle est une jeune femme naïve, simple. Mais confrontée à de nombreux calvaires elle va devoir grandir, évoluer, devenir une femme plus forte, autonome et volontaire.

Valentine Goby nous plonge dans un monde d’horreur mais aussi dans un monde d’espoir, de solidarité entre femmes, de compassion et d’humanité.

Malgré un style compliqué ce livre est un coup de poing, un boomerang sur la nature humaine et ce qu’elle est capable de faire (autant en mal qu’en bien).

 

8Note 3.5_5

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Nymphéas noirs

nymphéas noirs

 

Titre : Nymphéas noirs

Auteur : Michel Bussi

Éditeur : Pocket

Année de publication : 2013

Nombre de pages : 493

Genre : Policier

Prix : 7.7

 

 

Résumé: Le jour paraît sur Giverny. Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéas, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé.

Critique: Je me suis lancée dans ce livre grâce à une lecture commune organisée sur Livraddict par De pages en pages.

Dans ce roman nous allons suivre trois femmes aux caractères bien différents et aux vies bien différentes. La première, la plus âgée nous raconte ses souvenirs et est une femme acariâtre. Dés le début de l’histoire elle tue son mari. La seconde est une jeune institutrice, extrêmement belle et qui se désespère dans son mariage ennuyeux. Et la dernière est une enfant de 11 ans qui se passionne pour la peinture. Les trois habitent à Giverny, dans le village qui a vu vivre Monet et ses peintures et veulent s’en échapper de quelques façon que ce soit.

J’avais déjà lu un ouvrage de cet auteur, « un avion sans elle » (ma chronique ici) que j’avais adoré et j’étais plus qu’impatiente de redécouvrir ce romancier. J’ai trouvé que ce livre-là est un peu plus particulier, un peu plus complexe au niveau de l’histoire. Nous sommes plongés dans l’univers de la peinture et pour être plus précise des peintres impressionnistes. Et même si j’apprécie beaucoup les œuvres peintes par ces artistes ce n’est pas un sujet dont je suis connaisseuse et fan. Du coup l’univers m’a semblé difficile à comprendre, j’ai trouvé certaines explications très longues.

Le second point négatif ce sont les deux policiers qui vont mener l’enquête. Je les ai trouvé incompétents, pas du tout attachants. Laurenç Salignac va commettre beaucoup d’erreurs, il va se laisser porter par ses intuitions et ses sentiments. Ils vont accuser une personne sans jamais avoir de preuves tangibles et ça m’a gonflé. Qu’ils aient raison ou non, j’ai trouvé leurs réflexions assez immorales et non-professionnelles.

Cependant j’ai beaucoup apprécie l’histoire. Le style de l’auteur nous porte tout du long jusqu’à ce dénouement magique. Je n’avais aucune envie de poser mon livre, j’avais vraiment envie de comprendre dans quoi je m’étais embarquée et quels étaient les secrets de la vieille femme. Et on sent bien que l’auteur s’est énormément renseigné sur les peintres impressionnistes et sur Claude Monet tant il y a d’anecdotes, de petits secrets et d’informations.

Je recommande vivement cette lecture mais surtout pas pour une première découverte de l’auteur Michel Bussi. Et sachez juste que ce roman n’est composé que d’illusions plus traitresses les unes que les autres.

 

7Note 3_5