Snow illusion

Snow illusion

 

Titre : Snow illusion

Auteur : Ando Icori

Éditeur : Komikku

Année de publication : 2015

Nombre de pages : 192

Genre : Manga ; Josei

Prix : 8.5

 

Résume : Susumu vit dans une petite ville. Un jour, alors qu’il neigeait il rencontre Yuki, une charmante femme apparu de nulle part. Les liens se tissent, ils s’installent ensemble, se marient. Épouse parfaite, vie parfaite jusqu’au jour où il aperçoit un autre homme en train de l’espionner. Des doutes s’installent, la relation se détériore et du jour au lendemain, par temps neigeux, Yuki disparaît… Pour Yuki, la vie va continuer sur le même schéma.
Mais pourquoi disparait-elle du jour au lendemain ? Quel mystère entoure Yuki ?

Critique : C’est en entrant dans une libraire spécialisée dans la bande dessinée et les mangas que j’ai craqué pour cette lecture. La couverture est juste divine et le résume me donnait vraiment envie.

Yuki est une jeune femme étrange, mystérieuse. Elle apparaît en hiver, et fait sa vie souvent avec le premier inconnu croisé. Elle a toutes les qualités qu’un homme recherche. Elle est belle, douce, intelligente, travailleuse, loyale et fait de la vie de son compagnon un parfait bonheur. Mais lorsqu’elle sent que son compagnon lui échappe, elle prend la fuite et les personnes l’ayant connu finisse par l’oublier. Et quelques hivers prochains elle réapparaît et recommence son cycle.

Tout d’abord ce manga est une beauté. La couverture est magnifique, les dessins à l’intérieur sont très bien faits.  Il y a une finesse, une élégance  des traits qui nous font vraiment ressentir de l’émotion. La poésie et le romantisme transparaissent aussi dans ces images.

L’histoire est très belle, même si elle semble simple au premier abord. Elle aborde les thèmes de la quête éternelle de la perfection ainsi que de la souffrance et de la déception en amour qui sont des étapes obligatoires dans un couple. Les hommes dans ce manga sont vus de façon négative. Ce sont des menteurs, des machos, des lâches qui ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent.

Le seul petit bémol c’est la mythologie qu’incarne Yuki et qui n’est pas assez travaillée, exploitée. J’aurais vraiment apprécié d’en savoir plus sur elle.

Un très beau one-shot, que je recommande à tous, de par son style épuré et de par son histoire touchante.

10Note 4.5_5

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Mais c’est à toi que je pense

Mais c'est à toi que je pense

 

 

Titre : Mais c’est à toi que je pense

Auteur : Gary A. Braunbeck

Éditeur : Bragelonne

Année de publication : 2010

Nombre de pages : 358

Genre : Thriller

Prix : 20

 

 

Résumé : Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c’est la fin du supplice. Ils viennent d’échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend: et si on les avait oubliés? Et si on ne les aimait plus? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d’un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n’ont pas vus depuis dix ans… et ils ont choisi Mark.

Critique : J’ai profité de mes dernières vacances pour faire le vide dans ma PAL et j’ai  enfin pu lire ce thriller.

J’avais très envie de lire ce livre à cause de ce résumé qui m’avait donné l’impression qu’on allait découvrir des victimes d’un psychopathe après les drames qui leurs seraient survenus. Car oui je trouve qu’on ne parle pas assez dans les romans policiers de l’après, une fois que les victimes qui ont survécu rentrent chez elle et essaient de se reconstruire.

Le début de l’histoire va très vite, on est pris de suite dans les divers événements qui vont arrivés à Mark, notre personnage principal, c’est d’ailleurs lui qui nous raconte l’histoire.

Mark c’est un type très gentil, qui va se retrouver dans toute cette historie morbide à cause de son bon cœur. Il est toujours là pour aider, pour dépanner, pour soutenir et encourager ses proches. Et même aux portes de la mort il va continuer à n’être que bonté. C’est aussi une personne loyale, intelligente, courageuse et curieuse. J’ai vraiment accroché à ce personnage déjà car c’est grâce à ses qualités que se fait l’histoire mais aussi parce qu’il est très attachant. Les 4 « grands » enfants que nous rencontrons ne m’ont pas plus touché que ça. Oui leur histoire est juste abominable mais l’horreur était tellement poussée que je n’ai pas pu rentrer dans l’histoire.

Et le problème est bien là, je n’ai pas réussi à croire à ce roman. L’auteur a voulu partir dans une surenchère d’horreur qui m’ont primo juste dégoutée et deuxio empêchée de ressentir la moindre émotion (sauf de l’écœurement) durant la lecture. Ce livre n’est vraiment pas à la portée de tous à cause de toutes les horreurs présentes, les propos sont crus, c’est juste du hard. Même les moments censés être touchants m’ont laissé de glace. J’ai trouvé que les personnages partaient dans une aventure juste irréalisable.

Bref, vous l’aurez compris, je ne recommande pas du tout ce roman.

3Note1_5

Salon de la petite édition à Grenoble

150526_....multimediaarticles150522batetspidcaroleInitié par la librairie Les Modernes et l’atelier Octobre, le Salon de la petite édition propose de lever le voile sur tout un pan souvent méconnu de la « chose imprimée ». En marge des grands éditeurs et du tout numérique, il existe en effet, à Grenoble comme ailleurs, un véritable vivier ultracréatif d’artistes et de micro-éditeurs indépendants adeptes de la culture DIY (Do It Yourself) qui redoublent d’inventivité et d’ingéniosité pour fabriquer des objets-papiers artisanaux et innovants : affiches, revues, fanzines, dépliants, autocollants…

L’occasion pour ces passionnés d’expérimenter tant sur les moyens d’expression (écriture, dessin, graphisme…) que de production (sérigraphie, photocopie, risographie, ronéotypie…) en bénéficiant d’un rapport au temps et d’un droit à l’erreur radicalement différent de celui des grand éditeurs. Avec pour vocation conjointe de fédérer les acteurs de cette scène fertile et de permettre à tout un chacun d’appréhender leurs méthodes de travail, le salon ne se résumera pas, loin s’en faut, à une simple succession de stands. Une vaste gamme d’ateliers variés (gratuits et sans inscription) sera ainsi à la disposition du public, aux côtés d’un panel d’animations incluant entre autres expositions, installations sonores, lectures, concerts, projections de films et… battle de craie.

De la chose imprimée / salon de la petite édition, samedi 30 mai de 11h à la nuit tombée dans les rues Lakanal & Aubert-Dubayet

Crédit photo : Carole Barraud

Fugitive

Fugitive

Titre de la série : Le dernier jardin

Titre : Fugitive

Numéro de tome : 2

Auteur : Lauren DeStefano

Éditeur : Castelmore

Année de publication : 2012

Nombre de pages : 343

Genre : Science-fiction

Prix : 15.2

 

Résumé : Rhine rêvait de liberté. Elle s’est enfuie de sa prison dorée avec son ami Gabriel. Dans un monde impitoyable où l’espérance de vie ne dépasse pas vingt-cinq ans, la malveillance des hommes est pire que la mort. Échappée d’un enfer pour plonger dans un autre, Rhine devra faire preuve d’un courage exemplaire pour accomplir son rêve de liberté et profiter des quelques années qui lui restent à vivre.

Critique : Ayant adoré le tome 1 de cette saga, je n’ai pas pu m’empêcher d’enchaîner de suite avec la suite.

Nous retrouvons Rhine et Gabriel juste après leur fuite du manoir marital. Ils vont essayer de progresser dans un monde dévasté et vont tomber dans bon nombre de pièges. Rhine veut absolument retrouver son frère jumeau Rowan.

Tout d’abord en finissant le tome 1 je ne pensais pas que l’auteure allait partir dans ce genre de direction, ce qui était un choix surprenant mais qui a très pris. L’ambiance et l’univers changent beaucoup, pour mon plus grand plaisir et empêchent ainsi une redondance. Rhine et Gabriel vont être obligés de s’adapter très vite et d’évoluer.

Le style de l’auteure est toujours aussi incisif, précis. Dans ce tome-ci il y a beaucoup plus d’actions, et très peu de temps mort. Les difficultés s’abattent sur nos deux personnages et vont les changer en profondeur. Ils vont perdre, durant notre lecture, leurs derniers espoirs, leurs insouciances. L’univers est beaucoup plus sombre, plus négatif. L’horreur n’est plus palpable sous forme de paroles mais d’actes.

Par rapport au personnage de Gabriel j’ai eu du mal avec lui. Il est trop simple, effacé. Il est toujours là avec sa gentillesse et ses attentions mais au vu du caractère de Rhine c’est comme s’il n’existait pas. Il est un compagnon de voyage plus que son amoureux et son ami.

En bref, un superbe deuxième tome et j’ai vraiment hâte de lire la fin de cette saga dérangeante. Le changement d’ambiance et de rythme pourront peut-être vous perturber voire vous déranger. Mais je continue à recommander cette série à tous.

10Note 4.5_5

 

Ephémère

EphemereTitre de la série: Le dernier jardin

Titre : Ephémère

Numéro de tome : 1

Auteur : Lauren DeStefano

Éditeur : Castelmore

Année de publication : 2011

Nombre de pages : 349

Genre : Science-fiction

Prix : 15.9

 

Résumé : L’humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer ? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n’est plus qu’un souvenir. Au nom de la survie de l’espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames.
Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n’a qu’une idée en tête : fuir…

Critique : Voici une série qui me tentait depuis longtemps, et je viens enfin de me plonger dans sa lecture.

Nous nous retrouvons dans un avenir bien sombre car les scientifiques en voulant préserver la santé et la vie le plus longtemps possible n’ont réussi qu’à la raccourcir. Maintenant une jeune femme meurt à ses 20 ans et les garçons à leurs 25 ans. Dans ces conditions les jolies jeunes femmes sont enlevées pour devenir des épouses et engendre les futures générations. Rhine, se fait enlever et se retrouve un beau jour une épouse avec deux autres captives. Durant sa captivité, elle ne va penser qu’à une seule chose c’est la façon dont elle va pouvoir s’évader et rejoindre son frère jumeau.

J’ai juste adoré ce premier tome. L’univers que nous propose l’auteure est très ficelé, et j’ai été très touchée du destin de ces jeunes femmes capturées pour devenir de sages et dévouées épouses. On entre très vite dans l’histoire, et on a envie d’en savoir toujours plus sur cet univers et sur le futur de Rhine. Le style d’écriture est parfait. On est vraiment saisi par l’atmosphère du récit.

Rhine est une jeune femme incroyable et avec qui on a envie d’aller au bout du monde. Elle est courageuse, loyale, indépendante, autonome, rêveuse et extrêmement mature. J’ai compris son ressenti, son raisonnement sur bon nombre de choses. Elle a beaucoup de volonté, et sait résister à ses détracteurs. J’ai été aussi très charmée par ses deux sœurs épouses Jenna et Cecily. Jenna a vécu l’horreur en devenant une épouse et n’attend qu’une chose c’est de mourir. Elle est sérieuse, mystérieuse, sauvage, froide et discrète. Cecily, la plus jeune des trois, est extrêmement naïve. Elle est beaucoup trop jeune et immature pour affronter le monde dans lequel elle va être projetée et va peu à peu déchantée. Elle est aussi une grande romantique, rêveuse et est très, très capricieuse.

Linden, leur mari, est un jeune homme complètement effacé du monde actuel. Il ne se rend pas compte de ce qu’il leur a fait subir et est complètement manipulé par son père.

Ce roman nous donne matière à réflexion sur la sciences et ses dérives. Si ce roman m’a beaucoup touché c’est qu’on est pas loin de la vérité. Qui empêche les scientifiques d’essayer de retarder le plus possible la mort ? Qui n’a pas envie de rallonger de quelques années la durée de sa vie ? Ce futur inventif n’est peut-être pas si éloigné du notre. En modifiant notre espèce humaine par des procédés scientifiques n’allant nous pas nous faire plus de mal que de tort ?

Je recommande cette série à tout le monde tant la relation entre les trois sœurs épouses est belle, tant l’univers est intriguant et bien fait.

11Note 5_5